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Le Général DUGOMMIER, de
son vrai nom Jacques-François COQUILLE (né à
Basse-Terre en Guadeloupe en 1736. Tué à la Bataille
de Sierra-Negra le 17 novembre 1794. Surnommé le «
libérateur du midi ») est une personnalité militaire
nationale, plusieurs rues portent son nom ainsi qu'une station de
Métro parisienne.
En 1642, les Catalans se révoltèrent contre Philippe
VI d’Espagne et firent appel à la France. Richelieu
envoya donc des troupes soumettre la Catalogne, et les Corts proclamèrent
Louis XIII comte de Barcelone. Néanmoins Perpignan résistait
aux troupes françaises, et pour le réduire il fallait
d’abord soumettre Collioure qui l’approvisionnait. Il
fut donc investi par terre et par mer en avril de cette année.
Après une longue résistance, la ville, partiellement
détruite, se rendit, et le gouverneur espagnol, duc de Mortara,
se retira avec les honneurs de la guerre, emportant avec lui les
reliques de Saint Vincent de Collioure.
Après le Traité des Pyrénées (1659),
qui consacrait le rattachement définitif du Roussillon à
la couronne de France, Vauban fit agrandir le château et pour
le protéger créa ces immenses glacis qui l’entourent,
entoura la ville de remparts et construisit le Fort du Mirador.
Ces travaux entraînèrent la destruction du vieux village,
de l’ancienne église paroissiale, et la construction
de l’église actuelle. Si l’aspect extérieur
du village fut complètement bouleversé, les moeurs
connurent aussi de grands changements par l’introduction de
la langue et des moeurs du royaume de France. Collioure devient
ville de garnison pour 3000 fantassins et 300 cavaliers ou dragons.
En 1790, le département des Pyrénées-Orientales
est créé. L’exécution de Louis XVI entraîne,
en avril 1793 l’intervention des troupes espagnoles. Le 23
mai Argelès tombe, coupant Collioure du reste de la République.
La ville assiégée résiste six mois.
Le 20 décembre 1793, l’armée espagnole sous
le commandement du général Ricardos attaque Port-Vendres.
Dès le début de l’engagement, les troupes républicaines
sont écrasées par un ennemi supérieur en nombre.
Elles battent en retraite, dans le plus grand désordre et
cherchent refuge dans le fort Saint Elme, mais par trahison de son
commandant, le chef de bataillon Dufour, il garde ses portes closes
puis se rend aux espagnols. Cette action entraîne la reddition
du général Delattre, chef des troupes de la République
à Collioure.
L’année suivante, le général Jacques
François Coquille dit Dugommier est nommé commandant
en chef de l’armée des Pyrénées Orientales.
C’est un homme d’expérience. Il arrive de Toulon
qu’il vient de reprendre, ayant eu l’intelligence de
suivre les conseils d’un jeune chef de bataillon, commandant
en second de l’artillerie, du nom de Napoléon Bonaparte...(«
Il était bon, quoique vif, très actif, juste, avait
le coup d’oeil militaire, du sang froid et de l’opiniâtreté.
» Bonaparte.)
Le 3 mai 1794, les troupes républicaines encerclent les forces
espagnoles. Après une brillante manoeuvre d’approche,
l’artillerie débarquée le 16 à Paulilles,
écrase le fort Saint Elme, obligeant ses défenseurs
à évacuer le 25.
Le 26 mai 1794, les républicains réoccupent Collioure.
Le 15 Prairial an II (3 juin 1794) la convention décrète
que Collioure « a bien mérité de la patrie »
et rebaptise le fort Saint-Elme, fort du Rocher. A l’époque
de la Révolution, le fort Saint Elme prouve par deux fois
le rôle déterminant qu’il joue pour le contrôle
de Collioure. En raison de la position stratégique de cette
colline et en souvenir de cette bataille, la construction du Fort
Dugommier fut décidée en 1840. |
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Deux portraits du Général
Dugommier |
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