Le projet HIMALAYA est basé sur l’édification
d’un signal jouant son rôle dans un système
de cadran solaire apte à traduire, aux yeux du concepteur,
l’ouverture sur des images symboliques, images fédératrices
de l’origine de la recherche solaire à Sorède.
La mise au point technique de l’élément principal,
structuré à partir d’un axe vertical très
élevé, assure à l’ensemble une structure
suffisante pour sa tenue propre.
En fonction des différentes heures d’exposition,
un orifice circulaire (en forme d’entonnoir) dans l’ombre
portée du style se répercute sur un mur vertical,
suivant un calcul trigonométrique précis. Il reçoit
le faisceau lumineux dans l’ombre portée par le style,
indiquant les différentes étapes du cycle solaire
suivant des localisations sélectionnées.
Le projet HIMALAYA, donne une image structurante forte, apte
à conforter l’orientation délibérément
novatrice souhaitée par la Ville de SORÈDE, illustrant
l’origine du développement des technologies solaires.
Descriptif résumé du projet
Investigation des territoires urbains comme espace de représentation
du temps.
Pour MA2F, le but est d’appréhender une manière
de créer, en associant à l'art des techniques qui
permettent d’ouvrir des champs nouveaux. Il s’agit,
de repérer, de démontrer, puis d'analyser comment
il est possible de peindre ou de sculpter autrement qu'avec des
pinceaux et de la couleur, que la transparence, la lumière,
le rayonnement solaire, l'aléatoire peuvent devenir burin,
presse, outils, pinceau, dans le jeu de l'artiste, pour réinventer
l'espace de manière totalement nouvelle et chaque fois
différente.
Le projet HIMALAYA est une sculpture qui, en alliant l’art
à la recherche, la technologie et la science, met en lumière
un challenge scientifique : l’utilisation de la révolution
solaire au service de la lecture du temps universel.
Cette réalisation se propose d’utiliser le lieu
à la manière d’un gnomon (cadran solaire)
et de jouer avec les faisceaux solaires, le déplacement
des ombres...
HIMALAYA était surnommé ainsi en raison de sa haute
taille. Le projet s’inspire de cette particularité
et implante sur le site le symbole de ce gigantisme grâce
au cadran solaire tout en renvoyant aux premières expérimentations
d’Himalaya sur le soleil, réalisées à
SORÈDE.
Cette sculpture/cadran permet également de repérer
visuellement la place Himalaya dans le ciel de SORÈDE.
Le soleil est le vecteur central de la démarche envisagée.
Il symbolise l’énergie dont la puissance peut, soit
modifier, voir même désintégrer des structures
existantes, soit générer la vie. D’un point
de vue mathématique, il permet de mesurer l’écoulement
du temps.
L’œuvre finale illustre chacune de ces trois fonctions
par le biais d’une sculpture multidimensionnelle, à
la fois par son aspect plastique et esthétique et par sa
mobilité suivant le cours d’une révolution
solaire. Les jeux d’ombres et de lumières proposent
aux automobilistes et aux piétons qui circulent à
l’intérieur ou autour des lieux de jouer avec l’oeuvre
dans une interactivité ludique et pédagogique.
Cette sculpture a été réalisées spécialement
In Situ, pour la place. Elle s’adapte particulièrement
à une installation sur un mur en proposant une observation
circulaire aussi bien mobile que statique, en voiture ou à
pied.
L’œuvre permet une mise en scène de ce lieu
de passage en fonction de la révolution solaire journalière.
Un automobiliste qui circulerait quotidiennement autour verrait,
au fil des heures, selon les cas, le déplacement des ombres
portées suivant le principe du gnomon (cadran solaire).
La représentation sera différente chaque jour de
l’année. L’œuvre présente l’avantage
d’être mobile, vivante, tout en étant statique.
Elles ne comporte aucune mécanique interne et n’est
donc pas sujettes aux dégradations.
Enfin, le projet exploite l’aspect
particulier des technologies webcams en reliant l’œuvre
au site internet de la Mairie afin de montrer sur ses pages, l’heure de SORÈDE en direct
…
Environnement du projet
Marc-André 2 FIGUERES, docteur en Art et Sciences de l’Art,
directeur de recherche du laboratoire ARTS, expérimente
depuis plusieurs années les relations Art et Technologie
pour les applications solaires et la lecture du temps.