
Pour le découvrir, invoquons les bonnes grâces d’un
intercesseur efficace, le dieu Min, transformation d’Osiris
par l’imaginaire des anciens Egyptiens, au cours de l’évolution
de leurs mythes. Il fut représenté sur ses temples,
doté d’un phallus en érection inhabituelle,
qui lui valut son épithète de Min ithyphallique.
Ce dieu était honoré au cours de certains rituels
de renaissance. Chaque année au temps des moissons, les
Egyptiens offraient leurs incantations à Min, dont ils
attendaient en retour, non seulement l’assurance de bonnes
récoltes, mais surtout la permanence de leur vigueur sexuelle.
Le clocher de Collioure, Nouveau Min par sa forme même,
va se prêter à un rite. Guidés par le souvenir
de l’ancien phare, nous reviendrons annuellement vers cette
idole contemporaine, pour la toucher avec espoir… Mais à
une condition : celle de croire intimement en ses pouvoirs de
régénérescence, de vigueur retrouvée,
de “résur-érection” du désir.
Pour en avoir fait lui-même l’expérience (paraît-il…)
c’est le secret que nous livre MARC-ANDRÉ
2 FIGUERES.
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