Place Himalaya
Cadran solaire monumental à style droit fictif

Réalisation (images/scénario) : Emmanuel Layani – Michel Jeltsch

Réalisation d’un cadran solaire en hommage au Padré HIMALAYA à Sorède (66), un gnomon (cadran) à style droit fictif sur la place Himalaya, œuvres conçues par l’artiste plasticien MARC-ANDRÉ 2 FIGUERES.

 

Le projet HIMALAYA est basé sur l’édification d’un signal jouant son rôle dans un système de cadran solaire apte à traduire, aux yeux du concepteur, l’ouverture sur des images symboliques, images fédératrices de l’origine de la recherche solaire à Sorède.

La mise au point technique de l’élément principal, structuré à partir d’un axe vertical très élevé, assure à l’ensemble une structure suffisante pour sa tenue propre.

En fonction des différentes heures d’exposition, un orifice circulaire (en forme d’entonnoir) dans l’ombre portée du style se répercute sur un mur vertical, suivant un calcul trigonométrique précis. Il reçoit le faisceau lumineux dans l’ombre portée par le style, indiquant les différentes étapes du cycle solaire suivant des localisations sélectionnées.

Le projet HIMALAYA, donne une image structurante forte, apte à conforter l’orientation délibérément novatrice souhaitée par la Ville de SORÈDE, illustrant l’origine du développement des technologies solaires.

Descriptif résumé du projet

Investigation des territoires urbains comme espace de représentation du temps.

Pour MA2F, le but est d’appréhender une manière de créer, en associant à l’art des techniques qui permettent d’ouvrir des champs nouveaux. Il s’agit, e repérer, de démontrer, puis d’analyser comment il est possible de peindre ou de sculpter autrement qu’avec des pinceaux et de la couleur, que la transparence, la lumière, le rayonnement solaire, l’aléatoire peuvent devenir burin, presse, outils, pinceau, dans le jeu de l’artiste, pour réinventer l’espace de manière totalement nouvelle et chaque fois différente.

Le projet HIMALAYA est une sculpture qui, en alliant l’art à la recherche, la technologie et la science, met en lumière un challenge scientifique : l’utilisation de la révolution solaire au service de la lecture du temps universel.

Cette réalisation se propose d’utiliser le lieu à la manière d’un gnomon (cadran solaire) et de jouer avec les faisceaux solaires, le déplacement des ombres…

HIMALAYA était surnommé ainsi en raison de sa haute taille. Le projet s’inspire de cette particularité et implante sur le site le symbole de ce gigantisme grâce au cadran solaire tout en renvoyant aux premières expérimentations d’Himalaya sur le soleil, réalisées à SORÈDE.

Cette sculpture/cadran permet également de repérer visuellement la place Himalaya dans le ciel de SORÈDE.

Le soleil est le vecteur central de la démarche envisagée. Il symbolise l’énergie dont la puissance peut, soit modifier, voir même désintégrer des structures existantes, soit générer la vie. D’un point de vue mathématique, il permet de mesurer l’écoulement du temps.

L’œuvre finale illustre chacune de ces trois fonctions par le biais d’une sculpture multidimensionnelle, à la fois par son aspect plastique et esthétique et par sa mobilité suivant le cours d’une révolution solaire. Les jeux d’ombres et de lumières proposent aux automobilistes et aux piétons qui circulent à l’intérieur ou autour des lieux de jouer avec l’oeuvre dans une interactivité ludique et pédagogique.

Cette sculpture a été réalisées spécialement In Situ, pour la place. Elle s’adapte particulièrement à une installation sur un mur en proposant une observation circulaire aussi bien mobile que statique, en voiture ou à pied.

L’œuvre permet une mise en scène de ce lieu de passage en fonction de la révolution solaire journalière. Un automobiliste qui circulerait quotidiennement autour verrait, au fil des heures, selon les cas, le déplacement des ombres portées suivant le principe du gnomon (cadran solaire).

La représentation sera différente chaque jour de l’année. L’œuvre présente l’avantage d’être mobile, vivante, tout en étant statique. Elles ne comporte aucune mécanique interne et n’est donc pas sujettes aux dégradations.

Enfin, le projet exploite l’aspect particulier des technologies webcams en reliant l’œuvre au site internet de la Mairie afin de montrer sur ses pages, l’heure de SORÈDE en direct …

Environnement du projet

Marc-André 2 FIGUERES, docteur en Art et Sciences de l’Art, directeur de recherche du laboratoire ARTS, expérimente depuis plusieurs années les relations Art et Technologie pour les applications solaires et la lecture du temps.

 

 

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