Point/Points

 

Point/points
Point/points
 
 
 
 
 


« La couleur, c’est la misère de la peinture ! « 

Toujours en quête d’espaces inexplorés et de nouveaux rapports à la réalité, MARC-ANDRÉ 2 FIGUERES crée « Point/points » une réflexion picturale sur l’individu et son environnement.

Effet d’annonce, coup de gueule provocateur, auto flagellation… Rien de tout cela, MA2F tente de nous faire prendre conscience que notre perception du monde et ses représentations sont bien en deçà de la réalité.

Depuis ses premiers travaux sur l’empreinte, le plasticien nous interroge sur le vide et le plein, le contenu et le contenant, le masculin et le féminin, le visible et l’invisible. Les entonnoirs, la Théorie érotique du clocher de Collioure, les cadres vides, le sun paint, sont les expressions de cette recherche, s’appuyant souvent sur la science et la technologie. Avec « point / points », MA2F, de manière ludique mais néanmoins artistique, nous propose une réflexion sur l’espace sociétal et le comportement des individus. Bien évidemment, il ne joue pas au sociologue et c’est par l’art et sa propre recherche plastique qu’il s’exprime. Matière et pensée

Du point de vue formel, MA2F a utilisé des châssis carrés de forte épaisseur, les fonds sont blancs (clin d’oeil à Malevitch) et des points y forment un second carré. Ces points représentent les individus, avec leur personnalité marquée par la couleur ou la non couleur. Chaque toile possède un point à la feuille d’argent, être miroir, reflet de nous-même, alter ego. Des points très colorés pour les sujets voyants, des points dont la couleur n’apparaît qu’à la lumière solaire (sun paint) et un point au phosphore se mettant en activité que dans l’obscurité. Belle métaphore. Le jeu des matières est aussi important. Brillant, mat et satiné se conjuguent et organisent l’espace.

 

Point/points

Non exposés au soleil / Exposés au soleil
50x50cm

 

« Nous vivons dans un si petit monde visible que nous pensons en être le centre, alors que celui-ci est immensément grand… »

MA2F s’attache encore une fois à nous prouver que ce que l’on voit n’est qu’une infime partie du monde. Ces tableaux n’ont pas de haut ni de bas, ils peuvent être vus des quatre côtés, selon l’exposition à la lumière naturelle, les couleurs changent. Il ne s’agit donc pas d’un tableau, mais d’une infinité de tableaux, comme il y a une infinité d’individus, de combinaisons sociales, comme il y a une infinité de regards et d’interprétations possibles. Cette pensée est servie par une esthétique très contemporaine où se mêlent l’abstraction géométrique et un certain expressionnisme.

C’est beau, ça donne à réfléchir sur de nouveaux points 2 vue..